29.09.2011

L'autre n'est pas moi...Tant mieux !

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Comment respecter l’autre sans le réduire au même ? Ou, plus précisément, comment ne pas être tenté, dans les relations interpersonnelles comme dans les relations sociales, d’ignorer plus ou moins ouvertement ce qui vient déranger notre conception subjective du bien ? L’altérité dérange, le face à face déstabilise. Et, pourtant, la question du prochain ne cesse de nous être posée. Nous y sommes confrontés dès que nous décidons de sortir de nous-mêmes. Le risque est de préférer la fusion qui représente cet anéantissement de la différence dans une proximité étouffante. Ceci, dans des domaines aussi différents que le religieux ou le psychologique. Car dans le ciel comme dans le lit, il s’agit toujours de la relation à l’autre. Une relation problématique, jamais résolue mais incontournable et potentiellement si riche.

Sortie prévue en octobre 2011

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12.06.2011

Pour comprendre la pensée de Martin Luther

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Avec Luther, il s’agit de recevoir l’Évangile comme une sorte de folie, loin de toutes les formes de sagesse à l’usage dans le monde.

Pour le Réformateur existe une vie affective de la foi. Un « pour moi » de la rencontre personnelle avec Dieu, à l’écart des affirmations abstraites concernant un Dieu « en soi ».

Dans ses écrits, Luther va à l’essentiel : « La croix seule, voilà notre théologie ».
Rémy Hebding aide à comprendre une pensée radicale pour qui le « non » à l’ordre ancien est
un « oui » d’espérance et de foi.

Un ouvrage
 - qui explique pourquoi historiquement Luther arrive à créer ce mouvement de Réforme
- qui insère la pensée de Luther dans le mouvement des idées de son temps
- qui, de manière synthétique, nous fait comprendre l’ancrage biblique et l’actualité de la pensée du réformateur

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Recension parue dans Réforme n°3421 du 16 juin 2011
 
Sang Bouillant
Après avoir publié, en 2009, Pour comprendre la pensée de Jean Calvin, Rémy Hebding récidive avec Luther. L’ancien rédacteur en chef de Réforme commence par dresser un tableau très vivant de l’époque inquiète dans laquelle Martin Luther voit le jour, probablement en 1483. Les parents de Luther sont justes mais extrêmement durs. Cela pèsera dans l’image terrifiante du Christ que se fait celui qui deviendra bientôt moine augustin ; sa frayeur devant la majesté d’un Dieu présenté comme arbitraire par une partie de la scolastique médiévale n’en sera pas soulagée. Un jour, l’étude de l’épître aux Romains provoque une compréhension autre de la grâce : absolument pas monnayable, elle est totalement gratuite par la foi en Jésus-Christ. « Il ne s’agit plus d’escalader le ciel dans le but de nous rendre Dieu favorable. » Paradoxalement, c’est le désespoir radical qui conduit Luther à sa formidable découverte : « Selon Luther, l’humanité est soumise de telle manière à l’état de péché qu’il lui est impossible de se prévaloir de quelque mérite afin de se présenter devant Dieu. […] Ne plus faire confiance à l’homme pour faire confiance à Dieu. » Rémy Hebding tente de nous faire vibrer au diapason de cette révolution des mentalités que Luther provoque « héroïquement et miraculeusement » : on a peine à se la figurer aujourd’hui. L’imprimerie va multiplier la force des coups de tonnerre luthériens : le vieux monde césaro-papiste craque, au point que le Réformateur se fait déborder par des mouvements radicaux et même illuministes. Certes, ce livre modeste ne saurait couvrir tous les aspects de l’œuvre de Luther. On aurait aimé que la biographie s’efface un peu moins derrière la chronique (passionnante) de ses combats. Mais le mandat énoncé par le titre est honoré.
Philippe Malidor

www.reforme.net

08.02.2010

Benjamin Constant ou le libéralisme tourmenté

224CONSTANT.jpgBenjamin Constant

Benjamin Constant. Le libéralisme tourmenté, Ed. Max Chaleil, 2009

http://www.leseditionsdeparis.com/

Que ce soit dans les relations interpersonnelles, en politique mais aussi en religion, Benjamin Constant se révèle un observateur et un acteur lucide. Sans complaisance pour nos facilités humaines mais résolu à ne pas se laisser emporter par une désillusion démobilisatrice. Sa démarche introspective le mène à se soucier avant tout de ne pas faire souffrir autrui. De ne pas blesser. Mais l’auteur d’Adolphe, tout porté au respect des « déchirements du cœur », reporte cette analyse de nos limites humaines dans l’exercice du pouvoir politique. Sa réflexion et sa pratique le mènent à rechercher des institutions destinées à protéger les individus des effets dus à leur propre nature. Et à juger la Révolution française de manière bienveillante mais aussi critique. Quant au domaine religieux auquel il a consacré l’ouvrage de sa vie, il ne cesse d’entrevoir dans toute foi l’opposition entre l’esprit conservateur et l’esprit de liberté.
Avec Constant, le sentiment religieux est envisagé d’un point de vue positif. Car, selon lui, la question sociale trouve sa source dans l’élan religieux. Ce dernier agit pour dénoncer l’injustice de ce monde et dépasser les conservatismes de tout ordre.
Rémy Hebding montre bien la spécificité de la démarche de Benjamin Constant. Son libéralisme et sa conception de la liberté l’aident à réunir, dans une seule vision, la terre et le ciel. L’organisation de la société trouve son impulsion dans l’intimité de la foi.

 

Dans le mensuel du christianisme libéral, Evangile et liberté,
dans le numéro de février 2010, une recension :

 Rémy Hebding, ancien rédacteur en chef de Réforme, consacre son dernier livre à Benjamin Constant, grand libéral protestant. Il retrace à grandes enjambées l'itinéraire de sa pensée, depuis ses réflexions sur l'amour, dans Adolphe, jusqu'à ses cinq tomes De la religion, en passant par ses nombreux écrits de philosophie politique.

Ce livre est une très bonne manière de relire Constant avec des lunettes protestantes. Constant propose en effet l'une des meilleures compréhensions des principes de base du protestantisme et il a développé une conception rès intéressante du libéralisme. On retiendra notamment les quelques doutes de Hebding « sur l'identification faite trop facilement aujourd'hui, tout particulièrement en France, entre libéralisme et conservatisme. Une idée selon laquelle l'individu peut prouver son aptitude à définir avec d'autres des normes d'existence collective est une idée libérale ». 

Bernard Reymond

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http://www.evangile-et-liberte.net/carnet.php?id=72

Bibliographie de Rémy Hebding

L’espérance malgré tout, Labor et Fides, 1998

Kierkegaard, Desclée de Brouwer, 1999

Eloge de la distance, Michel de Maule, 2002

Le protestantisme et la communication, Labor et Fides, 2003

Jean-Jacques Rousseau. Les Lumières grâce à Dieu, Punctum, 2005

Le protestantisme et la politique, Labor et Fides, 2006

L’autorité redécouverte, Olivétan, 2008

Pour comprendre la pensée de Jean Calvin, Olivétan, 2008

http://www.laboretfides.com/

http://www.bibliomonde.com/editeur/desclee-brouwer-156.html

http://punctum.ed.free.fr/spip.php?rubrique1

http://www.micheldemaule.com/

http://www.editions-olivetan.com/